Le monde selon Todd…

L'auteur

 Todd Anderson. Ça vous dit quelque chose… ? Souvenez-vous, Le cercle des poètes disparus, ce jeune homme très timide, affolé à l’idée de prendre la parole devant une assemblée, emprunté  même avec ses camarades. Ce jeune homme qui pourtant, dans cette académie old school particulièrement sévère, se soulève en toute fin de film en dépit des risques encourus, se lève devrais-je dire, monte sur son pupitre par fidélité pour son professeur de lettre, et entraîne ou plutôt libère dans sa fronde nombre d’étudiants qu’une institution implacable obligeait à rentrer dans le rang.

   Lorsque j’ai écrit ce livre, qui prend assez rapidement des allures de thriller, j’ai été tenté de prendre un pseudo. Un nom à consonance anglo-saxonne qui sied mieux à ce genre littéraire. Et j’ai pensé à celui-là. Coquetterie d’auteur, me direz-vous. Lubie. Peut-être. J’ai d’ailleurs failli y renoncer. Mais, les mois passant,  je me suis attaché à ce personnage, à ce nom que je portais comme un emblème. Il est vrai aussi qu’entre lui et moi, il y eut des ressemblances. Alors oui, je suis – pour ce roman en tous cas – Todd Anderson.

 

  Celles et ceux qui auraient besoin de se rafraîchir la mémoire ou qui n’auraient pas encore vu ce film (les veinard!), peuvent cliquer sur Play.
   Ô Capitaine ! Mon Capitaine !

 

Le roman

  Que dire…?  Que dire quand il suffit de cliquer sur Lire pour parcourir les premières pages. Le ton est donné, un style s’y révèle, l’intrigue est lancée ? Alors quoi… ? Pas si facile… Allez, je vais vous présenter mon personnage. C’est un Todd encore une fois, un garçon à l’origine d’une insurrection, mais celui-là s’appelle Fergus. Il a 22, 23 ans au début de cette histoire et n’aime pas la façon dont fonctionne le monde. C’est un idéaliste à sa manière, plutôt éthéré. Un idéaliste qui cependant n’a pas l’intention de s’impliquer. Ni révolutionnaire, ni même militant, il préfère oublier son spleen quand il se présente en grattant sa guitare ou en buvant des bières avec son pote Bradd. Le voilà pourtant engagé dans une révolte qui met en péril le Système. Oui, j’oubliais. C’est une anticipation. Une anticipation, il est vrai, qui anticipe assez peu. Nous sommes dans un futur proche, une société comme la nôtre dont on aurait déplacé les curseurs high-tech, environnement. A peine en fait. Nous y sommes presque.

   Mais après ces explications, ai-je vraiment parlé de ce livre ? Je ne crois pas. Vous songez probablement à une aventure, à un thriller, avec peut-être ses ingrédients habituels : courses poursuites, meurtres…sexe. Et bien non. Ce roman nous emmène ailleurs, il abandonne assez rapidement les codes du polar (enfin pas tout à fait) et nous conduit vers… Vers quoi au fait…Vers quoi…? Voilà que mes doigts se cabrent au-dessus du clavier, suspendus à une inspiration qui ne vient plus… Dois-je comprendre qu’il faut m’arrêter là ? On va dire que oui. Après tout, vous verrez bien.

L'Utopie

  Dans la rubrique Les articles, des textes ou des photos consacrés à l’Utopie devraient paraître régulièrement – Si l’auteur se montre plus zélé ici qu’il ne l’est ailleurs sur la toile… Mais que vient faire l’Utopie dans cette histoire ? Eh bien, elle est au cœur du sujet. Ecrire un roman réclame du temps et un certain enthousiasme. Le mien vient, pour partie, d’un désir d’Utopie. Désir d’un monde meilleur. Très banal, me direz-vous. Nous sommes sans doute quelques milliards à partager le même rêve et à théoriser là-dessus, de manière certes très différente et parfois opposée.

  Nous pourrions tout de même parler de deux écoles. Pour les uns, la solution est structurelle, nous devons repenser nos modes de consommation ou la manière dont on partage; pour les autres, elle est d’abord philosophique, nous faisons société et nous ferons société, autrement dit notre monde sera différent si nous-mêmes devenons différents. Ceux-là font moins de bruit que les premiers. Il est vrai que leur quête est plus difficile : comment faire advenir l’homme ? Quels pourraient être les leviers de cette transformation ? Leviers politique, artistique, spirituel… En la matière, il y a beaucoup à dire, pourtant.